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Papier Canson 200 g/m. Encre de chine et plume. 650 x760 mm. Un enfant au visage apaisé, le corps immobile. À ses côtés, un jeune lama. Lui aussi dans cet instant suspendu, comme si leurs âmes s’étaient accordées dans un dernier souffle. La fin pourrait paraître absente, si un doute ne subsistait pas. La sensation d’une présence, déposée avec douceur entre sommeil et éveil. Autour d’eux, les offrandes et les plantes ne sont pas de simples ornements : chacune possède sa place et sa fonction, pour accompagner ce passage et ouvrir une perception invisible où les frontières entre les mondes se fragilisent. Dans la Capacocha, l’enfant devenait le lien entre hommes, sommets et dieux. Le lama suivait cette même destinée, compagnon silencieux d’un voyage subi. Nous regardons aujourd’hui cette scène avec l’idée d’une perte. Mais entre ces deux perceptions demeure un espace où chacun projette ses propres croyances, façonnées par sa civilisation. Peut-être que cette œuvre continue, en silence, à nous murmurer quelque chose, nous invitant à réfléchir à nos propres formes de sacrifice contemporain.
