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Papier Canson 200 g/m². Encre de chine et aquarelles. 300 x 420mm Au premier plan, une silhouette figée dans une combinaison spatiale incarne le visage d'un futur déjà révolu. Vestige d'une promesse, celle d'une époque persuadée que le progrès suffirait à réparer ce qu'elle avait elle-même provoqué. Il est le fantôme d'un présent mortifère qui persiste à fabriquer un avenir. Une dystopie qui ne relève plus de la fiction, mais d'un glissement auquel nous participons chaque jour. Autour de lui, le flot des passants poursuit sa course. Personne ne semble remarquer sa présence. Personne ne voit l'évidence. Chacun demeure absorbé par un présent qui lui échappe déjà. Les fleurs ne célèbrent pas le renouveau. Elles sont les derniers ornements, le dernier souffle d'un monde qui s'épuise. Nous excellons à inventer des solutions toujours plus prométhéennes aux conséquences de nos actes, mais nous refusons de faire face aux causes qui les rendent nécessaires. Nous sacrifions le commun au profit d'un individualisme fantasmé, au service d'une productivité à sens unique devenue sa propre finalité. Les équilibres se rompent. Malgré cela, il reste immobile, dans une contemplation silencieuse, le regard tourné vers le ciel. Il observe un horizon qu'il rêvait d'atteindre, mais qu'il n'arrivera certainement jamais à rejoindre. Le temps est bien trop court. Il le sait. Et pourtant, malgré l'implacable évidence de son état, une forme d'espoir subsiste.

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